Arrivée à Koulikoro, je dépose mes affaires à l'hotel et vais à l'hopital accompagné de mon ami España, un bon ami à Basylla avec qui j'ai passé beaucoup de très bons moments. Là, c'est la grosse farce, deux médecins arrivent, me regardent l'oreille, et déclarent que j'ai encore de l'eau dans l'oreille (qui a crée du pue), ceci depuis que je m'était baigné dans le niger 3 jours auparavant (chose déconseillée vu la propreté du fleuve et la faible vitesse du courant de l'eau). L'un d'entre eux s'est pointé avec une seringue de la taille de mon bras, je vous jure, contenant un liquide rouge-orangé, soit disant antiseptique. Il m'a nettoyé l'oreille en m'enfonçant violemment la seringue en plastique ENORME, j'ai cru qu'il m'atteignait le cerveau. Quand je suis sorti de l'hopital, ils m'ont dit que la douleur et le faite que l'oreille était bouchée devrait passé, TU PARLES, j'avais encore plus mal qu'avant de rentrer dans l'hopital.
Le lendemain, je suis donc parti de Koulikoro pour Bamako dans une espèce de voiture qui était censé etre un taxi.
J'arrive à Ouagadougou, capital du Burkina Faso vers les 23h. Malheureusement, on m'annonce que le bus pour Niamey (ma destination finale) ne pars pas avant 5h. Je décide donc de trouver un hotel pour dormir qques heures, malheureusement ils m'annoncent tous des tarifs de fou donc je décide de ne pas dormir. Je vais dans un petit maquis (bar) du coin et fais la rencontre de 2 burkinabais de mon age super sympa, avec qui je passe la nuit à causer et à boire de la bière.
Finalement, le bus qui devait partir à 5h pars à 8h30, bon les galères continuent...
Je fais le trajet de Ouagadougou jusqu'à la frontière du Niger.
Passé la frontière, le bus tombe en panne, super ! Obligé d'attendre que le chauffeur aille chercher de l'essence et revienne. J'arrive à 2h du matin à Niamey à l'endroit ou je devais trouver Elodie (le petit marché), malheureusement, je n'arrive toujours pas à la joindre sur son téléphone depuis 3 jours. Les nigériens me déposent à un hotel de Niamey, là, grosse farce, c'est l'hotel le plus classe de la ville et la chambre est a 70 000 Fr minimum, évidemment, je me casse.
Finalement, je rencontre à cet hotel un chauffeur de taxi qui me dépose à un petit hotel non loin du petit marché, bon là, je me repose j'en peux plus.
Quand je consulte ma boite mail le lendemain, ma copine Elodie que je cherche à retrouver m'a laissé un message. Elle s'est faite agressé dimanche soir en accompagnant son petit copain à l'aéroport, volé son sac, avec ses papiers, appareil photo avec toutes les photos de son périple France-Maroc-Mauritanie-Mali-Burkina-Niger, lecteur mp3 enfin bref... Dégouté quoi. Obligé de remonté en France, elle repart dans une semaine mercredi prochain.
Donc là, gros changement dans le programme. Je vais rester sur Niamey dans la maison où je me trouve actuellement, louée par 5 jeunes médecins qui travaillent ici. Je ne vais plus faire le Bénin et le Togo avec elle comme c'était initialement prévu.
Alors qu'est ce que je fais ???
Heureusement les choix ne manquent pas. Après le Niger, je peux descendre sur le Bénin puis le Togo comme on pensait faire, mais tous seul. Ce n'est pas vraiment un problème vu que en Afrique tu rencontres souvent des gens très gentils avec qui tu sympatise vite. Je peux retourné au Burkina Faso pour revoir les gens que j'ai rencontré et passé du temps avec eux (car la plupart me proposais de me faire visiter les environs). Je peux aussi retourné au Mali voir España à Koulikoro, Fatim à Bamako ou encore Basylla à Nyamina.
Je ne sais pas encore, j'ai une semaine pour y réfléchir. Ce qui est sur, c'est que pour moi, l'aventure ne s'arrete pas là.

belle baie de Somme qu'on a decouvert à pied, en vélo et en train à vapeur: oiseaux et couchers de soleil, pittotresques maisons de vacances anciennes. papa qui est fier de toi, Rémi! bises tendres!
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