31 août 2009

Du Nord au Sud du Bénin


Après avoir pris le bus qui nous emmena de Niamey (Niger) à Parakou (3ème + gde ville du Bénin), nous avons passé la nuit dans la famille de Natifa, la jeune musulmane qui avait hébergé Elodie pour son stage de medecine pendant le mois de Juillet à Niamey.









Je disais justement à elodie que je trouvais pesant et lourd la présence de la religion musulmane au Mali et au Niger. Pas de chance, la maison où nous étions hébergé était collée à une mosquée.




A 02h00, à 05h00 et dans la matinée encore c'était des chants "criés" au haut-parleur, bien sûr, étant fait de la pièce juste à côté de celle où je dormais. Génial !


Le lendemain, nous sommes sortis de la ville avec les "Zaims" (ce sont les taxis mais en moto), puis sur la route qui prend la direction de Cotonou (Grosse ville et capital économique du Bénin) commençons notre périple de Parakou au Sud en Auto-stop. Au final, il s'est avéré que l'auto-stop en Afrique est très facile et que tu es pris assez facilement. Les gens ne demandent pas toujours d'argent et en partant de ce principe, puis en sélectionnant un minimum (en commençant par les taxis), tu peux faire des longues distances gratuitement et c'est assez rigolo (la benne d'un camion, la remorque d'une camionnette les cheveux dans le vent, etc...). Nous avons donc fais en "camion-stop" plus de 100km avant de décider de s'arreter dans un petit village du nom de Katambo. Premier contact avec la campagne béninoise, deux-trois personnes du village parlent français, nous sommes vraiment bien accueillis.







Nous repartons le lendemain, le prochain village choisit complètement au hasard est Béthel. Ooooh, des cochons ! Enfin un village catholique, on va pouvoir voir une ambiance différente (Surtout qu'on est en plein coeur du Rhamadan alors dans les familles musulmanes d'Afrique occidentale, c'est pas non plus trop la teuf !).



Effectivement, ambiance complètement différente, ici on boit de la bière et du Sodabi (alcool fort fait à base de l'arbre du palmier, similaire au degré et au goût à la gnole de chez nous...vindiou!). Nous repartons même du village avec une moto que nous avons acheté. On va continué comme ceci, plusieurs jours que ça nous trottais dans la tête d'en acheter une, puis de la revendre sur la fin. Comme ça, on tripe, et on va où on veut :)


Nous chevauchons donc sur notre belle bécane jusqu'au village encore plus au sud de Soktabo. Là, c'est rencontre avec un roi. Le roi est le chef traditionnel du village, il est là pour rappeler les bonnes coutumes (animistes) qui datent des ancêtres bien avant que la religion catholique ou musulmane n'arrive en Afrique. Petite balade le lendemain sur la colline qui surplombe le village, le Bénin est vraiment joli, paysage naturel tropical et africain en même temps (palmiers, acajou, popaye et bien d'autres).




Nous traversons quelques grande ville du bénin comme Savé, Glazoué ou encore Bohican puis en prenant un petit chemin de campagne tout boueux, premier souci avec la moto. Rien d'alarmant, nous arrivons tt de même à rouler jusqu'au prochain village, Donhunvé. Comme d'habitude, nous allons directement au culot chez le chef du village qui "Comme d'habitude", nous reçois les grands bras ouvert. Le soir discussion, bouffe et bien Sodabi ! Le lendemain, petite visite du village, photos, rencontre avec un roi (bcp plus fun que le précédent car lui nous sort une bouteille de rouge que nous buvons tous les trois ensemble).

Le samedi nous arrivons donc à Cotonou, sous la pluie, de nuit, le phare qui marche plus, la circulation une horreur, la moto qui fait encore des siennes, prise de tête avec la patronne d'une auberge où nous nous arretons pour passer la nuit, bref, journée Galère (Je pouvais m'en douté, j'avais malencontreusement avalé un moucheron juste àprès mon réveil, blaze !)

Le dimanche nous décidons de quitter l'enfer de la grande ville pour la côte, nous roulons jusqu'à Ouidah. Rencontre avec un jeune rasta béninois et un burkinabais, on fais de la percu, on chante, le soleil brille, nous sommes au bord de l'océan, la vie est belle :)

20 août 2009

Tout est bien qui continue bien

Bon finalement, les policiers de Niamey, qui malgré les apparences trompeuses (car on se croirait dans un roman policier des années 30), ont réussis à retrouver le voleur de Elodie. Celui là meme qui avait déjà agressé deux blancs avant Elo pour les voler aussi.

Le sac est retrouvé, appareil photo et passeports aussi, impressionnant. Donc le petit ami d'Elodie rentre tout de meme en France mais pour Elo, l'aventure continue. Nous allons donc partir très bientôt, comme c'est prévu à la base, au Bénin. Et ensuite au Togo. Ahhhhhh, nous allons enfin pouvoir aller à l'Océan, j'ai hate.

Ici, tout se passe bien, je me repose, je reprend un peu du poil de la bete car tous ces trajets m'ont pas mal fatigué. Nous partons normalement ce week end pour le Bénin.

19 août 2009

3 jours 3 pays : Mali, Burkina Faso et Niger

Je suis donc parti le vendredi 14 Aout, un jour plus tot que prévu car mon oreille commencait à me faire atrocement mal. Nous partons de Nyamina en taxi-brousse (sorte de semi-bus) pour un road en pleine brousse sur une route qui ressemblait plus à une rivière qu'à une route (yavé meme des canard en pleins milieu de la route des fois, qui nageait dans les flaques). Sur le toit du taxi, je contemplait le paysage, cheveux dans le vent avec pour compagnons 5 maliens, un bouc et une petite chèvre.


Arrivée à Koulikoro, je dépose mes affaires à l'hotel et vais à l'hopital accompagné de mon ami España, un bon ami à Basylla avec qui j'ai passé beaucoup de très bons moments. Là, c'est la grosse farce, deux médecins arrivent, me regardent l'oreille, et déclarent que j'ai encore de l'eau dans l'oreille (qui a crée du pue), ceci depuis que je m'était baigné dans le niger 3 jours auparavant (chose déconseillée vu la propreté du fleuve et la faible vitesse du courant de l'eau). L'un d'entre eux s'est pointé avec une seringue de la taille de mon bras, je vous jure, contenant un liquide rouge-orangé, soit disant antiseptique. Il m'a nettoyé l'oreille en m'enfonçant violemment la seringue en plastique ENORME, j'ai cru qu'il m'atteignait le cerveau. Quand je suis sorti de l'hopital, ils m'ont dit que la douleur et le faite que l'oreille était bouchée devrait passé, TU PARLES, j'avais encore plus mal qu'avant de rentrer dans l'hopital.

Le lendemain, je suis donc parti de Koulikoro pour Bamako dans une espèce de voiture qui était censé etre un taxi.
J'ai pris un bus de Bamako à 20h le samedi, j'arrive à la frontière du Burkina Faso le lendemain vers les midis. Là, je me fais roulé par les policiers Maliens qui me font payer 15000 Fr en me faisant croire qu'ils me font le visa d'entrée pour le Burkina Faso. En arrivant qques km plus loin, je me rend compte que j'arrive à la frontière du Burkina et que je rencontre les policiers burkinabais à qui je dois payer le visa 10000 Fr. Bon, à l'avenir je vais faire plus attention à ce qu'on me demande, meme quand il s'agit de policiers.


J'arrive à Ouagadougou, capital du Burkina Faso vers les 23h. Malheureusement, on m'annonce que le bus pour Niamey (ma destination finale) ne pars pas avant 5h. Je décide donc de trouver un hotel pour dormir qques heures, malheureusement ils m'annoncent tous des tarifs de fou donc je décide de ne pas dormir. Je vais dans un petit maquis (bar) du coin et fais la rencontre de 2 burkinabais de mon age super sympa, avec qui je passe la nuit à causer et à boire de la bière.
Finalement, le bus qui devait partir à 5h pars à 8h30, bon les galères continuent...
Je fais le trajet de Ouagadougou jusqu'à la frontière du Niger.

Passé la frontière, le bus tombe en panne, super ! Obligé d'attendre que le chauffeur aille chercher de l'essence et revienne. J'arrive à 2h du matin à Niamey à l'endroit ou je devais trouver Elodie (le petit marché), malheureusement, je n'arrive toujours pas à la joindre sur son téléphone depuis 3 jours. Les nigériens me déposent à un hotel de Niamey, là, grosse farce, c'est l'hotel le plus classe de la ville et la chambre est a 70 000 Fr minimum, évidemment, je me casse.
Finalement, je rencontre à cet hotel un chauffeur de taxi qui me dépose à un petit hotel non loin du petit marché, bon là, je me repose j'en peux plus.

Quand je consulte ma boite mail le lendemain, ma copine Elodie que je cherche à retrouver m'a laissé un message. Elle s'est faite agressé dimanche soir en accompagnant son petit copain à l'aéroport, volé son sac, avec ses papiers, appareil photo avec toutes les photos de son périple France-Maroc-Mauritanie-Mali-Burkina-Niger, lecteur mp3 enfin bref... Dégouté quoi. Obligé de remonté en France, elle repart dans une semaine mercredi prochain.

Donc là, gros changement dans le programme. Je vais rester sur Niamey dans la maison où je me trouve actuellement, louée par 5 jeunes médecins qui travaillent ici. Je ne vais plus faire le Bénin et le Togo avec elle comme c'était initialement prévu.

Alors qu'est ce que je fais ???

Heureusement les choix ne manquent pas. Après le Niger, je peux descendre sur le Bénin puis le Togo comme on pensait faire, mais tous seul. Ce n'est pas vraiment un problème vu que en Afrique tu rencontres souvent des gens très gentils avec qui tu sympatise vite. Je peux retourné au Burkina Faso pour revoir les gens que j'ai rencontré et passé du temps avec eux (car la plupart me proposais de me faire visiter les environs). Je peux aussi retourné au Mali voir España à Koulikoro, Fatim à Bamako ou encore Basylla à Nyamina.

Je ne sais pas encore, j'ai une semaine pour y réfléchir. Ce qui est sur, c'est que pour moi, l'aventure ne s'arrete pas là.

Famille de Basylla

Je vous ai déjà parlé de Basylla, la personne qui m'a reçu, et qui m'a fait découvrir ce qu'est l'Afrique, la vraie ! Voici quelques photos de sa petite famille installé donc à Nyamina.
De gauche à droite, Basylla, Bin'tou (la plus grande) et Kiassou, Zou, Iyani (la maman), Téné (la "servante") et Bayani, puis en 1er plan le petit Richard.







Kiassou, mon pot de colle :)



Richard, Toubabou ké ("le petit blanc", car c'est le seul avec un nom véritablement français)



Les trois garçons le jour de la baignade dans le Niger.

Pinasse en musique (suite)





15 août 2009

Pinasse en musique

Une des plus belles aventure que j'aurai vécu ici au Mali restera le trajet en Pinasse pour aller à Ségou, vous savez avec le DJ qui faisait pété le son sur le fleuve du Niger. Voilà un bref aperçu.






Vie à Nyamina (suite)





Vie à Nyamina

Ma petite vie à Nyamina.





La Pinasse, trajet pour Nyamina

Voici qques photos de la pinasse dont je vous ai parlé, qui m'a emmené de Koulikoro à Nyamina le 3 Août.




10 août 2009

Retour à Nyamina

Ca y est, aujourd'hui je repars pour Nyamina, je quitte la ville pour retourné à la campagne, dans la brousse. Une longue journée en pinasse m'attend mais l'ambiance qu'il y règne est phénoménale. Un Dj a installé dans la pinasse des enceintes, ampli, etc... et fais péter le son sur le fleuve du Niger. A chaque escale dans un village, c'est beaucoup de femmes et d'enfants qui viennent le long du rivage pour danser, chanter et rire sur la musique, c'est magique. Basylla me dit "C'est ça l'Afrique". Je prend des vidéos et des photos, vous verrez bien par vous même.

Malgré que le français n'est pas parlé par tous les maliens (seul ceux qui ont reçu une éducation un peu poussé), j'échange bcp avec les Africains et c'est très enrichissant. On parle de tous : Politique, Religion, Economie, Développement de l'afrique, de l'Europe et du reste du monde. Je rencontre des gens vraiment intéressant qui m'aprennes pleins de choses, de part ma connaissance occidentale mais aussi personnelle, je leur en apprend bcp aussi.

Je vis une aventure formidable, j'en apprend tous les jours, sur l'Afrique, sur la vie et même sur moi-même. Je le conseille à quiconque à soif de connaissance. La santé tous va bien, en 15 jours je suis déjà tout marron, j'ai juste chopé la touriste il y a qques jours dc j'ai un petit alien qui dort ds mon ventre et qui, comment dire, me fait assez chier...

En tout cas, j'espère que pour vous tous se passe bien, que les vacanciers en profite bien et que les travailleurs n'en chit pas trop, héhé. Bon courage à ceux là en tout cas.

Je vous embrasse.

9 août 2009

De passage à Ségou

J'ai passé une bonne semaine de glandage à ce que j'appelle la vie africaine à Nyamina : dormir, manger, fumer, se balader, échanger (ici, cela signifie échanger ses idées avec qqun) et réfléchir, j'ai bcp de temps pour ça. Papa je te rappelles que je n'avais pas d'électricité là ou j'étais donc oui, difficile d'aller sur internet, je n'était pas bloqué sur une pinasse (grande pirogue).

Je suis pour deux jours à Ségou, une des plus grandes villes du Mali mais aussi l'une des plus anciennes, capital de la région de Koulikoro (2ème plus grandes région du Mali) mais aussi capital de la culture Bambara (1ère langue parlé au Mali, sur les vingtaines de langues parlé). Ségou est pour l'Afrique ce que Londres est pour l'Europe : un carrefour culturel, social et économique, tous les plus grands artistes Africains y sont passés et y ont vécus, entre autre Salif Keita, Ali Farka Toure ou encore Tiken Jah Fakoly, 3 musiciens très connus en Afrique mais aussi en Europe.

Un peu galère pour poser des photos sur le net avec ses connections lentes donc j'attendrai d'avoir plus de temps pour poster des photos. Je repars demain pour Nyamina et normalement Samedi pour le Niger rejoindre ma pote Elo. Je vous embrasse tous.