9 sept. 2009
Fin de l'aventure
Après une journée à Kpalimé avec Elo, en stop aller-retour le samedi, c'est Messe le dimanche matin et match Togo Vs Maroc l'après-midi.
Instants magique, dans peu de temps, c'est diretion l'aéroport, sensation de nostalgie mais heureux d'avoir pu vivre cette aventure au Mali, Burkina Faso, Niger, Bénin et pour finir Togo.
La transition risque d'etre un peu violente...
4 sept. 2009
Fin du Bénin, Début du Togo



Après avoir passé deux jours sur la plage de Ouidah avec nos nouveaux amis, Elo et moi-même décidons de longer la côte en quête d'une terre inconnue. Je me tape des délires à la moto entre les forêts de palmiers, assez magnifique, galère quand même un peu à rouler de temps à autre pour ne pas tomber car la route, ou plutôt le chemin, est à moitié sabloneux. Après une demi-heure de route, je me rend compte que j'ai oublié ma sacoche avec nos deux passeports à la petite cafet' de nos amis à Ouidah, le boulet ! Obligé de faire demi-tour ! J'enlève les sacs de la moto et je les laisse à Elo qui reste sur la plage. A partir de là, c'est une vrai course contre la montre que j'effectue car je ne sais pas non plus si je ne les ai pas laissé sur le comptoir (donc flippe que qqun les prennes). En même temps, c'était mon escuse pour rouler comme un taré sur la plage en moto et me tapé un délire comme jamais je n'avais vécu (héhé). Heureusement, je récupère le tous sans accroc, et refait le chemin en sens inverse pour retrouver Elo. Nous roulons encore une bonne demi-heure quand ns ns rendons compte que le chemin s'arrête complètement pour faire place...à du sable ! Cette fois, c'est vraiment la plage, donc impossible de rouler là dedans en moto. On nous signale que l'on peut rejoindre la route goudronnée uniquement par Ouidah...merde ! Donc là, aller-retour à Ouidah pour acheter qques provisions (bouffe et alcool) car nous voulons tt de même passer la nuit sur la plage. Finalement, nous séjournons dans un petit village de pêcheurs où tout le monde est complètement bourré, c'est assez marrant et festif. Ca chante, ça danse, c'est merveilleux, de grands moments.


Le lendemain nous décidons de vendre la moto car elle commence à faire de plus en plus de bruits et nous avons peur qu'elle nous claque entre les mains, ce sera un souci en moins. Nous arrivons à le faire sans trop de problèmes. Au final, nous aurons perdu sur l'affaire 60€ donc 30€ chacun, c'est assez cool pour le délire qu'on s'est tapé du Nord au Sud du Bénin, et sur la plage. Nous passons la nuit dans un hôtel du bord de plage à Grand-Popo, à 20km de frontière Togolaise, histoire de prendre une bonne douche et profiter d'un bon moment de repos au bord de plage.



Nous repartons le jeudi 3 en auto-stop pour la frontière du Togo. Pris assez rapidement par un jeune commercant en voiture, il nous dépose à la frontière. Formalités douanières oblige, en Afrique, ça dure trois plombes. Nous nous arrêtons pour passer la soirée et dormir à côté de Togoville, entre Lomé et la frontière du Bénin, chez un rasta-docteur-médium (rien que ça). Le lendemain direction Lomé et arrêt à 6km avant Lomé dans un camping à 1000 Fr la nuit (1,5€), pour le coup, ça vaut le coup !
Nous sommes sur la toute fin de notre périple. Nous allons visiter Lomé mais en profiter aussi pour bouger dans un endroit à L'ouest de Lomé (140km) pour voir d'autres paysages un peu plus montagneux et ainsi profiter des derniers jours à fond. Elodie devrait prendre son avion dans la nuit du 8 et moi dans la nuit du 10, je dis "devrait" car les pilotes de la Royal Air Maroc sont actuellement en grève et il se pourrait qu'il y ait donc des complications. On verra bien...
31 août 2009
Du Nord au Sud du Bénin
Après avoir pris le bus qui nous emmena de Niamey (Niger) à Parakou (3ème + gde ville du Bénin), nous avons passé la nuit dans la famille de Natifa, la jeune musulmane qui avait hébergé Elodie pour son stage de medecine pendant le mois de Juillet à Niamey.
Je disais justement à elodie que je trouvais pesant et lourd la présence de la religion musulmane au Mali et au Niger. Pas de chance, la maison où nous étions hébergé était collée à une mosquée.
A 02h00, à 05h00 et dans la matinée encore c'était des chants "criés" au haut-parleur, bien sûr, étant fait de la pièce juste à côté de celle où je dormais. Génial !
Le lendemain, nous sommes sortis de la ville avec les "Zaims" (ce sont les taxis mais en moto), puis sur la route qui prend la direction de Cotonou (Grosse ville et capital économique du Bénin) commençons notre périple de Parakou au Sud en Auto-stop. Au final, il s'est avéré que l'auto-stop en Afrique est très facile et que tu es pris assez facilement. Les gens ne demandent pas toujours d'argent et en partant de ce principe, puis en sélectionnant un minimum (en commençant par les taxis), tu peux faire des longues distances gratuitement et c'est assez rigolo (la benne d'un camion, la remorque d'une camionnette les cheveux dans le vent, etc...). Nous avons donc fais en "camion-stop" plus de 100km avant de décider de s'arreter dans un petit village du nom de Katambo. Premier contact avec la campagne béninoise, deux-trois personnes du village parlent français, nous sommes vraiment bien accueillis.



Nous repartons le lendemain, le prochain village choisit complètement au hasard est Béthel. Ooooh, des cochons ! Enfin un village catholique, on va pouvoir voir une ambiance différente (Surtout qu'on est en plein coeur du Rhamadan alors dans les familles musulmanes d'Afrique occidentale, c'est pas non plus trop la teuf !).



Effectivement, ambiance complètement différente, ici on boit de la bière et du Sodabi (alcool fort fait à base de l'arbre du palmier, similaire au degré et au goût à la gnole de chez nous...vindiou!). Nous repartons même du village avec une moto que nous avons acheté. On va continué comme ceci, plusieurs jours que ça nous trottais dans la tête d'en acheter une, puis de la revendre sur la fin. Comme ça, on tripe, et on va où on veut :)

Nous chevauchons donc sur notre belle bécane jusqu'au village encore plus au sud de Soktabo. Là, c'est rencontre avec un roi. Le roi est le chef traditionnel du village, il est là pour rappeler les bonnes coutumes (animistes) qui datent des ancêtres bien avant que la religion catholique ou musulmane n'arrive en Afrique. Petite balade le lendemain sur la colline qui surplombe le village, le Bénin est vraiment joli, paysage naturel tropical et africain en même temps (palmiers, acajou, popaye et bien d'autres).



Nous traversons quelques grande ville du bénin comme Savé, Glazoué ou encore Bohican puis en prenant un petit chemin de campagne tout boueux, premier souci avec la moto. Rien d'alarmant, nous arrivons tt de même à rouler jusqu'au prochain village, Donhunvé. Comme d'habitude, nous allons directement au culot chez le chef du village qui "Comme d'habitude", nous reçois les grands bras ouvert. Le soir discussion, bouffe et bien Sodabi ! Le lendemain, petite visite du village, photos, rencontre avec un roi (bcp plus fun que le précédent car lui nous sort une bouteille de rouge que nous buvons tous les trois ensemble).
Le samedi nous arrivons donc à Cotonou, sous la pluie, de nuit, le phare qui marche plus, la circulation une horreur, la moto qui fait encore des siennes, prise de tête avec la patronne d'une auberge où nous nous arretons pour passer la nuit, bref, journée Galère (Je pouvais m'en douté, j'avais malencontreusement avalé un moucheron juste àprès mon réveil, blaze !)
Le dimanche nous décidons de quitter l'enfer de la grande ville pour la côte, nous roulons jusqu'à Ouidah. Rencontre avec un jeune rasta béninois et un burkinabais, on fais de la percu, on chante, le soleil brille, nous sommes au bord de l'océan, la vie est belle :)
20 août 2009
Tout est bien qui continue bien
Le sac est retrouvé, appareil photo et passeports aussi, impressionnant. Donc le petit ami d'Elodie rentre tout de meme en France mais pour Elo, l'aventure continue. Nous allons donc partir très bientôt, comme c'est prévu à la base, au Bénin. Et ensuite au Togo. Ahhhhhh, nous allons enfin pouvoir aller à l'Océan, j'ai hate.
Ici, tout se passe bien, je me repose, je reprend un peu du poil de la bete car tous ces trajets m'ont pas mal fatigué. Nous partons normalement ce week end pour le Bénin.
19 août 2009
3 jours 3 pays : Mali, Burkina Faso et Niger
Arrivée à Koulikoro, je dépose mes affaires à l'hotel et vais à l'hopital accompagné de mon ami España, un bon ami à Basylla avec qui j'ai passé beaucoup de très bons moments. Là, c'est la grosse farce, deux médecins arrivent, me regardent l'oreille, et déclarent que j'ai encore de l'eau dans l'oreille (qui a crée du pue), ceci depuis que je m'était baigné dans le niger 3 jours auparavant (chose déconseillée vu la propreté du fleuve et la faible vitesse du courant de l'eau). L'un d'entre eux s'est pointé avec une seringue de la taille de mon bras, je vous jure, contenant un liquide rouge-orangé, soit disant antiseptique. Il m'a nettoyé l'oreille en m'enfonçant violemment la seringue en plastique ENORME, j'ai cru qu'il m'atteignait le cerveau. Quand je suis sorti de l'hopital, ils m'ont dit que la douleur et le faite que l'oreille était bouchée devrait passé, TU PARLES, j'avais encore plus mal qu'avant de rentrer dans l'hopital.
Le lendemain, je suis donc parti de Koulikoro pour Bamako dans une espèce de voiture qui était censé etre un taxi.
J'arrive à Ouagadougou, capital du Burkina Faso vers les 23h. Malheureusement, on m'annonce que le bus pour Niamey (ma destination finale) ne pars pas avant 5h. Je décide donc de trouver un hotel pour dormir qques heures, malheureusement ils m'annoncent tous des tarifs de fou donc je décide de ne pas dormir. Je vais dans un petit maquis (bar) du coin et fais la rencontre de 2 burkinabais de mon age super sympa, avec qui je passe la nuit à causer et à boire de la bière.
Finalement, le bus qui devait partir à 5h pars à 8h30, bon les galères continuent...
Je fais le trajet de Ouagadougou jusqu'à la frontière du Niger.
Passé la frontière, le bus tombe en panne, super ! Obligé d'attendre que le chauffeur aille chercher de l'essence et revienne. J'arrive à 2h du matin à Niamey à l'endroit ou je devais trouver Elodie (le petit marché), malheureusement, je n'arrive toujours pas à la joindre sur son téléphone depuis 3 jours. Les nigériens me déposent à un hotel de Niamey, là, grosse farce, c'est l'hotel le plus classe de la ville et la chambre est a 70 000 Fr minimum, évidemment, je me casse.
Finalement, je rencontre à cet hotel un chauffeur de taxi qui me dépose à un petit hotel non loin du petit marché, bon là, je me repose j'en peux plus.
Quand je consulte ma boite mail le lendemain, ma copine Elodie que je cherche à retrouver m'a laissé un message. Elle s'est faite agressé dimanche soir en accompagnant son petit copain à l'aéroport, volé son sac, avec ses papiers, appareil photo avec toutes les photos de son périple France-Maroc-Mauritanie-Mali-Burkina-Niger, lecteur mp3 enfin bref... Dégouté quoi. Obligé de remonté en France, elle repart dans une semaine mercredi prochain.
Donc là, gros changement dans le programme. Je vais rester sur Niamey dans la maison où je me trouve actuellement, louée par 5 jeunes médecins qui travaillent ici. Je ne vais plus faire le Bénin et le Togo avec elle comme c'était initialement prévu.
Alors qu'est ce que je fais ???
Heureusement les choix ne manquent pas. Après le Niger, je peux descendre sur le Bénin puis le Togo comme on pensait faire, mais tous seul. Ce n'est pas vraiment un problème vu que en Afrique tu rencontres souvent des gens très gentils avec qui tu sympatise vite. Je peux retourné au Burkina Faso pour revoir les gens que j'ai rencontré et passé du temps avec eux (car la plupart me proposais de me faire visiter les environs). Je peux aussi retourné au Mali voir España à Koulikoro, Fatim à Bamako ou encore Basylla à Nyamina.
Je ne sais pas encore, j'ai une semaine pour y réfléchir. Ce qui est sur, c'est que pour moi, l'aventure ne s'arrete pas là.
Famille de Basylla
De gauche à droite, Basylla, Bin'tou (la plus grande) et Kiassou, Zou, Iyani (la maman), Téné (la "servante") et Bayani, puis en 1er plan le petit Richard.
Kiassou, mon pot de colle :)
Richard, Toubabou ké ("le petit blanc", car c'est le seul avec un nom véritablement français)
Les trois garçons le jour de la baignade dans le Niger.



